Revue de presse

Consommation – L’Amap des paniers de Léopold appelle à plus d’échanges entre adhérents et producteurs

L’Est Républicain, le 28 novembre 2011

Mieux se connaître

Un exemple de l’économie sociale et solidaire : l’an passé, une cinquantaine de familles se sont engagées par contrat à acheter certaines des productions de quatre agriculteurs locaux, aux pratiques respectueuses de l’environnement ou biologiques.

LES AMAPIENS S’ENGAGENT pour un an à préfinancer la production, adhérer à l’association en payant une cotisation et gérer le partage éventuel de leur abonnement avec leur binôme.

Bio ou respectueuse de l’environnement

De son côté, le producteur s’engage à fournir chaque semaine des produits frais issus de l’agriculture biologique ou cultivés en respectant au maximum l’environnement, accueillir les adhérents dans son exploitation, être transparent sur le mode de fixation des prix et ses méthodes de travail. Les deux parties doivent aussi partager les aléas liés à l’activité agricole (aléas climatiques, ravages, maladies…) Ainsi au printemps, les fraisiers ayant gelé, les adhérents lunévillois ont dû se contenter d’un autre fruit dans leur panier. C’est aussi cela l’Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Hier matin, réunis à la salle Sainte-Anne, les adhérents ont fait le point au cours de l’assemblée générale. Des points positifs : « Nous n’avons pas eu trop d’aléas climatiques », se réjouit l’une des référentes du groupe, Isabelle Auffray. Les portes ouvertes de mars ont été au-delà des espérances de l’association. Selon l’enquête, les adhérents se révèlent très satisfaits des produits.

Mais aussi des points négatifs comme le rappel nécessaire à tous les Amapiens de s’engager à aider l’association, notamment en assurant à tout de rôle les distributions à côté des producteurs pour les pesées par exemple ou en organisant les Amapéros mensuels.

« N’hésitez pas à poser des questions aux producteurs, c’est le but de l’Amap d’avoir ce type d’échanges », a aussi souligné Isabelle Auffray. Ainsi, l’an passé, les problèmes des « carottes terreuses » ont été résolus, tout comme celui du goût du fromage fermier (qui n’est pas toujours identique) et des pommes de terre. « Stockée à moins de 4° C, l’amidon se transforme en sucre. Il faut compter trois semaines quand on les stocke ensuite à une température plus élevée pour que ce processus s’inverse », a exposé le producteur de légumes. Hier, le spécialiste des fromages et produits laitiers a expliqué pourquoi il devait vendre son fromage plus cher cette année : « en raison du coût des autocontrôles. »

Contact et inscriptions pour cette année : les trois prochains mercredis de 18 h à 19 h, salle Sainte-Anne, 27 rue Sainte-Anne.
Corinne SAÏDI-CHABEUF

À venir en 2012

Un site internet qui remplacera le forum existant, de moins en moins utilisé afin que d’éventuels futurs adhérents aient connaissance de l’existence de cette Amap.

Fromages de chèvre, petits fruits, les membres du comité vont sonder les adhérents pour savoir si ces nouveaux producteurs vont fournir l’Amap et à quel rythme.

Une visite est prévue en mai chez le producteur de fromage au lait cru.

Une salle pour mars ? Si l’Amap est assurée de rester jusqu’en février salle Sainte-Anne, le problème de local se fait de plus en plus pressent. Pas de solution trouvée avec la ville de Lunéville. Et celle proposée par la CCL amenait à faire des kilomètres aux adhérents, loin de la philosophie de proximité des Amap.